Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 20:58

Il est maintenant temps de repatir dans ma chere France natale...

Je repasse quand meme a Chilcapamba pour retrouver tout le monde avant de repartir. J'y rencontre meme Sylvain, un membre de l'association qui est revenu quelques jours en Equateur.

Apres une derniere ballade a la cascade seche avec Rusty et Violeta, il faut maintenant repartir a l'aeroport de Quito.

J'ecrit en ce moment de Bogota ou j'ai quelques heures de transit avant de rentrer demain 20 aout a Paris!



J'ai passe 6 mois geniaux dans ce pays montagneux et chaleureux qu'il est difficile de quitter, mais ce sera d'autant plus sympa de retrouver tout le monde en France apres cette annee de cesure!


Le veritable voyage ne consiste pas a chercher de nouveaux paysages mais a avoir de nouveaux yeux...


Par Pierre-Elie
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 02:28

Guayaquil

Après cette journée dans la banlieue de Guayaquil, nous y sommes restés pour visiter cette grande ville très différente de ce qu'on avait vu auparavant dans les montagnes! L'ambiance ici (le climat et les gens) est plus "caliente", les gens parlent beaucoup plus vite et sans articuler, et sont completement a la mode occidentale. Pour nous la vie est plus tranquille, après toutes nos randos ca fait du bien de se reposer un peu et de se ballader en short.


D'abord on trouve une porte entrouverte dans la cathédrale et elle nous mène ... aux combes, derrière les vitraux et la coupole, et sur le toit! On a une vue magnifique sur la place et la mer au loin!
 









Cette place est d'ailleurs certainement la seule au monde où l'on peut observer des iguanes terrestres en liberté! Un petit parfum des Galapagos dans l'air!







On longe les quais du fleuve Guayas puis on se ballade dans la très agréable colline au bord de l'eau, aux maisons de toutes les couleurs dans les ruelles pietonnes (leur butte Montmartre à eux!).





Puerto Lopez


Comme son nom l'indique, ce village abrite un port où l'on peut y rencontrer le matin toute sorte de poissons rapportés de l'océan.















Nous partons en rickshaw vers Agua Blanca où nous nous balladons dans la forêt tropicale sèche, qui recouvrait auparavant toute la côte Pacifique mais qui n'a été conservée que par morceaux. Il s'agit d'une ancienne mangrove qui s'est asséchée et les arbres perdent leur feuilles une bonne partie de l'année.





Et dans cette forêt se trouve une petite lagune d'eau soufrée boueuse (donc à l'odeur forte d'oeuf pourri!) et on s'empresse de se jeter dedans, non pas qu'on aime bien la boue, mais il parait que c'est bon pour la santé! C'est surtout très amusant de s'enduire de boue! Heureusement l'odeur du soufre part assez vite après le rinçage!




Puis nous profitons de ce qui fait la grande réputation de Puerto Lopez : les baleines!
Après leur grande migration entre l'Atlantique et le Pacifique, soit un des plus grandes qui existe dans le reigne animal (elles parcourent 25000 km par an!), en longant les côtes de l'Amérique du Sud, ces cétacés de 15 mètres de long debarque à Puerto Lopez en Equateur où elles restent 4 mois pour la période de reproduction.



Pendant la période de reproduction les baleines mâles réalisent des sauts epoustouflant, en éjectant leurs 25 tonnes hors de l'eau, puis en retombant brutalement à la surface en dégageant un grand nuage d'eau!






Il faut ensuite pêcher notre repas du midi avec un fil de plus de 10 mètres. On pêche des poissons-hérisson (poissons épineux qui gonflent pour se défendre) ou d'autres poissons inutiles qu'on rejette à la mers, et on ne garde que les poissons rosés que
l'on prépare en "ceviche".
Le ceviche est un plat typique de la côte équatorienne. Les morceaux de poisson cru sont mélangés à du jus de citron, dont l'acidité cuit le poisson! On peut donc le préparer sur le bateau et le mélanger à des tomates, oignons et poivron pour obtenir un succulent ceviche!

Malheureusement une francaise se fait piquer par une raie en partant faire du snorkelling et on doit repartir manger notre ceviche sur la terre ferme (ce qui n'est pas plus mal pour moi qui avais déjà recraché tous les repas précédant!).




Manta

On repasse par Manta pour terminer notre séjour à la mer. Après le ciel gris de Puerto Lopez, nous profitons du ciel bleu de cette plage où nous passons toute une après-midi!


Puis, la nuit tombee, il nous faut repartir pour Quito a 8 heures de bus.


Par Pierre-Elie
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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 02:37

l'association AHUANA

A côté de Riobamba, dans le village de Palacio Real, nous visitons l'association AHUANA fondée par le père pierrick qui vit depuis 10 ans en Equateur.
Nous discutons avec lui une bonne partie de la matinée et il nous raconte un à un tous les projets qui ont été mis en place depuis quelques années. Il s'agit surtout de micro-entreprises souvent gérées par des groupes de femmes, les projets étant aussi nombreux que diversifiés, ce sont de supers exemples pour les communautés indigènes!


Parmi ces projets, il y a eu la réintroduction de lamas. Cet animal sacré pour les incas avait disparu à 90% d'Amérique du Sud après l'arrivée des espagnols, et il n'y en avait plus en Equateur à la fin du 20ème siècle!
Depuis le début des années 2000,
l'église catholique réintroduit ces animaux depuis le Pérou, et c'est en 2004 que les premiers lamas arrivent à Palacio Real, grâce à un programme de parrainage : il est encore possible aujourd'hui de parrainer un lama qui coûte 70€ et qui sera offert à une famille d'une des communautés voisines. 5 ans plus tard, la famille bénéficiaire doit offrir un petit lama femelle à une autre famille et ainsi de suite, la population de lamas se multiplie!

Un restaurant a été créé pour cuisiner et vendre la viande de lama, qui est une des viandes les plus saines car très riche en protéines et sans cholestérol. La laine est triée (car un lama possède 3 qualités de laine) puis filée pour faire de l'artisanat. La peau fournit du cuir. La graisse est mélangée à des herbes médicinales pour faire de la pommade.

Un musée du lama a même été créé par une étudiante indigène en tourisme, et a été inauguré par le ministère du tourisme en juin dernier! On y apprend que le lama est apparu en Amérique du Nord il y a 11 millions d'années. Pendant les périodes de glaciation il est arrivé en Asie où il a donné naissance aux chameaux et aux dromadaire!
Ce projet du lama profite à énormément de familles qui en élèvent chacune 1 ou 2 dans de nombreuses communautés.


D'autres projets ont également vu le jour, comme 2 moulins à blé très rentables, 4 guarderies subventionnée par le gouvernement et qui ne coûtent que 50 centimes/mois pour les familles, des atteliers de couture, ... une maison du tourisme a également été lancé et resté en étroite relation avec les autres projets. Le tourisme développe l'artisanat, fournit une clientèle au restaurant pour la viande de lama, pour le musée, et il serait même possible, à terme, de faire le chemin de l'inca avec des lamas qui porteraient les sacs!

Le groupement de femmes vend également de délicieuses confitures de carottes associées à d'autres fruits (fruits de la passion, mûres, goyaves, ...) pour apporter une valeur ajoutée à ce légume peu rentable. En effet il est parfois possible d'acheter 40 kg de carottes à 1.50$!!! Alors qu'un pot de confiture coûte 2$!


D'autres projets sont également en cours, comme la production de pâtes à base de farine de quinoa et la production de shampoing.

Ce type d'association montre qu'il est possible de lancer des projets rentables et qui profitent à un grand nombre de personnes quand on a des idées originales et qu'on les mène à bout! Avec un peu de patience et d'organisation les projets se concrétisent et deviennent autonomes!



Le développement de Salinas grâce au micro-crédit

Avant de visiter les micro-entreprises dans cette petite commune de Salinas, nous faisons quelques photos du haut de la croix qui surplombe le village :





Arrivés dans les années 1970 dans le village de Salinas, les frères salésiens de Don Bosco ont lancéla création d'une coopérative bancaire qui offre des petits crédits basés sur la solidarité : pour obtenir un prêt, il suffit d'obtenir la signature d'un proche qui garanti le remboursement en cas d'echec.
C'est en fait un système de micro-crédits qui existait avant Mohamed Yunus! Aujourd'hui ils n'ont que 2% d'échec et ces micro-crédits ont permis de créer et de développer de nombreuses micro-entreprises : fabrication de produits à partir de soja (biscuits, confiture de lait de soja, fromage de lait de soja, etc), extraction d'huiles essentielles et fabrication de crèmes d'herbes médicinales, séchage de champignons, fabrication de ballons de foot, associations de femmes pour faire de l'artisanat, des atteliers de couture, fabrication de céramique, production de saucisson, et surtout une fabrique de chocolat et 21 fromageries, associées à l'achat de nombreuses vaches! Tout cela pour un village de 1200 habitants et ses alentours!!!
Tous ces entrepreneurs sont un exemple pour l'Equateur qui ne possède que peu d'entreprises.

Et nous avons bien sûr pu goûter à leur chocolat et leur délicieux fromage de réputation nationale fabriqué selon les techniques suisses, grâce à l'aide d'un ingénieur suisse venu à la fin des années 1970.


Visite de la fromagerie principale. 3000 litres de lait sont quotidiennement transformés en fromage, puis affinés jusqu'à 3 mois avant d'être vendu directement à Quito pour éviter les intermédiaires.




Le point coeur de Guayaquil

Situé sur la côte, Guayaquil est , avant Quito, la plus grande ville du pays avec 2 millions d'habitants!
Point Coeur est une ONG catholique qui s'implante dans les zones les plus pauvres comme la banlieue de Guayaquil. Il n'ont pas d'ambition exeptionnelle sinon de vivre simplement au milieu des pauvres, de proposer des activités pour les enfants et de lier des amitiés avec de nombreuses familles. Les volontaires
de point coeur y restent au moins 14 mois!



Nous sommes donc allés au point coeur dans la banlieue de Guayaquil où habite Céline, une amie d'amie d'Eve-Marie. Nous y mangeons avec les volontaires puis, dès 15 heures, on ouvre la porte, on récite le chapelet, et les enfants affluent de partout!




On sort quelques balles de jonglage et ils en sont vite fans, Edwin arrive même à jongler après 2 heures d'entraînement non stop! Certains font du dessin, d'autres de la corde à sauter ou bien ils s'amusent juste à sauter sur nos bras!











Ils sont très touchant après 3 heures alors imaginez ce que c'est pour les volontaires qui y restent 14 mois!


Nous repartons le soir après avoir revu les enfants à la messe, nous gardons la tête pleine de souvenirs!

Par Pierre-Elie
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 00:10


Le Chimborazo, plus haut volcan équatorien, situé à peu près au centre du pays, est aussi le point du globe le plus éloigné du centre de la Terre, en raison du renflement de notre plenète au niveau de la ligne de l'équateur. Le sommet est donc plus éloigné du centre de la Terre de 2000 mètres par rapport à l'Everest! C'est pour cette raison que, jusqu'au 19 ème siècle, on croyait que c'était la plus haute montagne mondiale.
Le Chimborazo a été gravi pour la première fois en 1880 par le britannique Whimper.


Après avoir réservé tout le matériel pour l'ascension, ainsi qu'un guide, nous partons en 4*4 jusqu'à un refuge à 4800 m, à travers un paysage désertique. Nous y dînons à 17 heures, jouons un peu aux

 cartes en discutant avec d'autres randonneurs autour d'une tasse de tisanne à la feuille de coca. A 17h30 nous partons à pieds jusqu'au refuge le plus haut situé à 5000 m d'altitude. Nous nous couchons à 19h!


23 heures : on se réveille! Il faut profiter de la nuit car la neige est encore suffisamment dure pour marcher dessus! Après un bon petit-déjeuner, on s'habille et on emporte tout le matériel d'escalade dans le sac .



dans le sac : crampons, casque, corde, lunettes de soleil, mouffles







Sur nous :
polaire, manteau, pantalon polaire, pantalon de ski, guêtres, passe-montagne, gants, chaussures d'escalade, lampe frontale, harnais




Depart á minuit.

Pas á pas, on avance doucement pour ne pas s'essouffler, la pleine lune eclaire notre chemin et reflete sur la neige de la montagne; nous marchons avec des chaussures aux semelles rigides comme des chaussures de ski, ce n'est pas toujours tres agreable mais nous arrivons vite a 5100 m ou la neige commence a recouvrir le sol.


Nous fixons alors les crampons, c'est la premiere fois que nous en utilisons, ce n'est pas du tout agreable au debut mais plus on monte, plus les roches sont recouvertes de neige. Il faut quand meme faire attention car le sol est chaud apparemment cette nuit et des pierres pourraient devaler! Notre guide Angel nous previent que l'on devra peut-etre vite arreter, mais finalement la neige est meilleure un peu plus haut.

Eve-Marie et Angel, notre guide

Des 3 espagnols (tres experimentes il parait!) qui font l'ascension avec 2 autres guides, 2 font demi-tour á 5250 metres car ils sont deja epuises!

Pour l'instant nous grimpons bien, moi et Eve-Marie, et nous esperons que le guide ne decidera pas d'arrêter l'ascension trop tot a cause de la montagne trop chaude.


Finallement on arrive apres quelques heures au "Castillo", une crete situee a 5500 m. La lampe frontale est toujours inutile car le ciel degagé laisse apparaitre les etoiles et la pleine lune (malheureusement la clarte ne se voit pas sur les photos). On s'adapte vite aux crampons et a la corde qui nous oblige a marcher a 3 au meme rythme. Il faut egalement faire attention a chaque pas de ne pas deraper sur une roche, car la pente est de 60° a 65° tout au long de l'ascension!                                                                 Il faut se tenir a crampon                                                                                                       pour ne pas deraper!




On sent un peu plus le manque d'O2, Eve-Marie sent son rythme cardiaque s'accelerer mais on est en plein forme physique, pas encore d'epuisement, et on mange des bonbons a la feuille de coca (achetes en Colombie car l'Equateur n'est pas producteur).

A partir de 5600 m la neige devient vraiment bonne! On fait de plus en plus de pauses car EM commence a sentir la fatigue, et la corde nous oblige a suivre le rythme. On s'epuise de plus en plus vite et le manque d'energie se fait sentir, associe au manque d'O2 qui nous rend euphorique et un peu dans les vapes! On se fixe comme but une butte a 5800 m d'altitude et on finit par l'atteindre vers 5h.



On fait donc parti des 55% des gens a ne pas atteindre le sommet, mais pour notre premiere experience en escalade on est super content de nous, c'etait vraiment une bonne experience!


Et ce n'est pas fini car il faut maintenant redescendre pendant le lever du soleil, pour decouvrir les paysages grandioses sous la lumiere du jour! Nous nous arretons souvent pour profiter des paysages mais notre guide Agel nous presse un peu car il veut arriver au refuge avant que le soleil ne fasse fondre la neige, pour eviter les glissements de glace ou de roches.
















cascade gelée!




Nous arrivons finalement au refuge a 5000 m vers 8h en croisant quelques vigognes (les cousines sauvages des lamas), notre guide nous raconte les accidents frequents des gens imprudents sur le Chimborazo, puis nous arrivons a l'autre refuge a 4800 m, ou nous nous reposons 2 heures avant de repartir a Riobamba, la ville la plus proche.




Voila ou nous sommes allés!


Cette ascension fut epuisante mais reste vraiment un bon souvenir et termine en beauté notre serie de randonnees dans la sierra equatorienne.


Par Pierre-Elie
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 02:01

Apres avoir passé la frontiere, nous voila de retour en Equateur pour trois semaines.
Nous passons la 1ere nuit a Ibarra chez "Patito" qui tient une délicieuse pizzeria, qui parle francais, et que j'avais rencontré avec Pauline et Clémence il y a deux mois.


Volcan Fuya Fuya (4300m) et lagunes de Mojanda

Depuis Otavallo, nous partons en stop vers les lagunes de Mojanda. C'est a mi-chemin sur la route pavée que nous rencontrons Airelle, une amie d'Eve Marie, et Aline. Le conducteur, qui habite une des maisons les plus proches des lagunes, soit a 8 km plus bas, nous laisse sa propriété pour y planter nos tentes.
La nuit permet de s'acclimater un peu a l'altitude pour etre d'attaque le lendemain.

Depuis la lagune principale a 3800m, nous escaladons en 2 heures les 500m de dénivellé jusqu'au sommet du Fuya Fuya (4300m).


Au sommet du Fuya-Fuya


Laguna Chiquita asséchée. Le blanc représente la végétation en décomposition.


Au pays des lilliputiens...


















































L'ascension du volcan Cotacachi (4900m)

C'est certainement la meilleure journée de l'été ! Nous partons de Chilcapamba avec Segundo qui sera notre guide pendant 2 jours, et Claire, la soeur d'Aline, qui a enseigné pendant 2 ans dans une école aux alentours de Quito.
Nous partons a 7h30 de 2900m d'altitude pour 9 heures de marche !



Les paysages sont somptueux, les couleurs magnifiques, nous avons énormément de chance avec la météo qui a choisi de découvrir le sommet du Cotacachi pendant toute la journée, et nous marchons sous un ciel bleu, avec un léger vent frais pour nous revigorer.











Le soir les nuages arrivent avec le vent, et nous installons les tentes, apres avoir construit un petit mur de pierres pour nous protéger du vent. Meme les sardines sont fixées avec des pierres car le sol est trop rocheux.




Autour du feu nous mangeons une bonne soupe qui ne réussit pas a nous réchauffer tellement le vent est fort et froid !


Le réveil le lendemain, apres une nuit difficile, est inoubliable : le sommet enneigé est completement découvert et illuminé par le soleil levant !





Nous apercevons également d'autres sommets par dessus les montagnes :



C'est reparti pour la derniere partie de l'ascension. On s'allege en laissant les sacs avec les tentes, puis ca grimpe de plus en plus raide.. Les paysages changent encore et deviennent encore plus rocheux.



















Le ciel se couvre quand on arrive a 4750m. De toute facon on ne peut pas aller plus haut a cette période de l'année, car le vent est trop dangereux et le sommet inaccesible. Nous sommes quand meme arrivés dans les zones enneigées, les mains congelées mais avec le bonheur d'etre arrivés au bout, apres avoir grimpé au total 1850m de dénivelé !



La descente est beaucoup plus rapide. On défait les tentes, on boit un café bien chaud préparé par Secundo, et on emprunte un autre chemin pour repartir a Chilcapamba ou un bon déjeuner nous attend !


Nous préparons nos sacs pour les trois dernieres semaines et nous rencontrons quelques touristes venus de France, de Quebec ou de Barcelone. Ils sont beaucoup plus nombreux en cette période, car juillet et aout correspondent aux vacances scolaires de l'hémisphere nord.
Le soir Ernesto et Ligia nous présentent quelques danses typiques du nord de l'Équateur.


photo de départ avec la famile Morales

La lagune de Quilotoa

Il nous faut maintenant une journée de bus pour arrivera Latacunga puis au village de Zumbahua ou nous passons la nuit. Nous rencontrons 3 israeliens qui nous apprennent a jouer au "Yaniv", un jeu de cartes dont on est déjà fans!



Nous nous levons tôt le samedi matin pour profiter du petit marché artisanal avant de partir en quad vers la lagune de Quilotoa.














De là, nous marchons 6 heures pour rejoindre le village de Chugchilan, portés par un vent très andin (très fort!). Après avoir longé la lagune, nous traversons le village de Guayama avant de franchir un canyon gigantesque, d'environ 500 m de profondeur!



Une fois à Chugchilan nous cherchons un endroit pour planter la tente mais finallement on nous offre une salle du presbytère pour dormir!
Le soir, dans un des seuls restos du village, c'est fourire sur fourire! On a l'impression de connaître tout le monde car on y rencontre Stéphane et Laurence, qu'on avait vus la veille à Chilcapamba, à 9h de route de ce petit village! Dix minutes plus tard, ce sont les quebeccois qu'on avait rencontrés l'avant-veille qui entre dans le resto! Après un bon repas, un bon dessert au chocolat (c'est très rare pour être signalé!) et après un danse avec des petites filles quichua en habits traditionneles, nous allons nous coucher pour prendre le bus tôt le lendemain à 6h.

6h10 : le reveil sonne en retard! Mince, il n'y a qu'un bus par jour et on ne veut pas rester dans ce petit village! On s'habille en vitesse et, par chance, le bus de 6h passe à 7h30!


On revient dans le village de Zumbahua, en ce dimanche matin, et on assiste à la célébration de plusieurs mariages. La fête est haute en couleurs sur la place centrale, les groupes de musique s'enchainent, et on est invités dans une maison pour l'un de ces mariages, au milieu de toute la famille, des cousins qui sont parfois venus de Quito pour la journée.



Nous grimpons ensuite la petite montagne qui nous tentait d'en bas! Après une petite heure de marche on arrive en haut pour profiter d'une vue à 360º!


























De retour sur la place pour manger, la musique est de plus en plus forte et les indigènes de plus en plus bourrés! C'est souvent comme ça les fêtes ici, et ils ne tiennent pas du tout l'alcool si bien que même les mères qui portent un enfant dans le dos titubent!
On espère en tout cas qu'il n'y a pas eu de propagation de la grippe H1N1 avec cette fête, car il y a eu un mort dans le village la semaine précédente!



repas préparé à la friture sur le bord de la route : frites, oeuf frit, saussices et empanadas








Le chemin de l’Inca


Apres un peu de repos a Ambato, une bonne nuit dans un vrai lit, des glaces exquises, puis quelques heures de transport, nous arrivons en

cammionette a Achupayas ... enfin presque, la route s’est effondrée donc il faut terminer á pieds les 4 derniers kilometres de nuit.


Nous traversons un petit villaje qui parait irreel, imaginaire, de nuit:




Le lendemain nous partons pour 3 jours de marche (finalement nous le terminerons en 2 jours) accompagnés par notre guide Segundo, 2 suisses allemands et 4 ânes qui portent la plupart de nos sacs !

 


Nous suivons en fait le “Chemin de l’Inca”. Cette civilisation a été un véritable batisseur de routes en Amerique du sud. Augré de son expansión, l’empire a bati plus de 45000 km de routes en pierres qui leur permettait d’aller du sud de la Colombie au nord de l’Argentine. Avec ses 66000km, la voie principale est bien plus longue que la plus longue voie romaine.

C’est une partie de cette fameuse voie que nous avons empruntée. Aujourd’hui les chemins ne  sont plus en etat et ont quasiment disparu, mais ils passent au milieu de paysages magnifiques, dans une vallée completement isolée, et passent a 4400m d’altitude.




Notre campement, au milieu des vaches et des montagnes

























Les messagers incas, qui étaient d’excellents coureurs, pouvaient parcourir jusqu’a 200km par jour dans ces montagnes ! On dit que l’Inca pouvait, dans les montagnes, manger du poisson frais peché le jour meme !

Tous les 5 km, le long du chemin, se dresse des petites constructions, les tambos, sorte d’auberge royale ou les coureurs se reposaient et remettaient les messages au coureur suivant.


Vestiges d'un tambo


Attention le chapeau !


Nous arrivons a 15h30 le 2eme jour sur le site final d’Ingapirca. Ces ruines, les plus importants vestiges incas d’Equateur, témoignent de la victoire de l’Epire inca sur le peuple cañarí entre 1460 et 1470 par Tupac Yupanqui, le grand-pere d’Atahualpa.

A coté du temple cañarí dédié a la lune, les incas ont construit le temple du soleil et implanté un grand centre administratif, politique, religieux et militaire. La plupart des ruines ont été découvertes dans les années 1960 peu de temps apres la découverte du Machu Picchu au Pérou. Aujourd’hui  il reste encoré des vestiges enfouis sous des terres agricoles et des maisons, ou il est interdit de fouiller !

 

 


 

 

Temple du soleil inca, construit de grosses pierres volcaniques superposées sans ciment



Au coucher du soleil nous avons droit a un spectacle d’ombres chinoises aussi surprenant que magnifique, improvisé par les lamas :


suivis par Airelle et Eve-Marie!


Cuenca

Nous partons tot le matin vers Cuenca, l’ancienne place forte inca (autrefois appelée Tomebamba) ou est né Hayna Capac, le plus grand empereur inca: Par la suite, cette ville a été rebattie selon l’art colonial espagnol, au point de devenir un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Cette ville est aussi typique pour la fabrication de chapeaux panamá et nous en visitons plusieurs ateliers de finition.


< Photo avec Alberto, 78 ans, qui répare des chapeaux depuis qu’il a 6 ans ¡ Les plus fins coutent 200 $ et, en plus d’etre tres légers, ne laissent pas passer la pluie ¡






Les ateliers de Cuenca achetent les chapeaux non finis aux communautés indigenes voisines avant de leur donner une forme et de les teindre.






Grace au site Couchsurfing, nous sommes accueillis chez Jaime, dans une comnauté cañari a 40 minutes de Cuenca. Jaime, 20 ans, a le projet (déja bien avancé) de développer un tourisme culturel et d’aventure dans sa propre communauté ¡ On cuisine pour toute sa famille puis les enfants et le pere jouent de la musique.



Puis il est temps de dire au revoir à Airelle et Aline qui vont passer quelques jours en Amazonie.

Cuenca restera pour nous la ville des récompenses après toutes nos randonnées en Equateur puisque, après toutes les glaces de la veille, nous y achetons du bon chocolat galak et un delicieux petit-déj avec pancakes!


Place maintenant à un peu d'escalade avec l'ascenssion du Chimborazo, le volcan le plus haut du pays qui culmine à 6300 m d'altitude!


Par Pierre-Elie
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décalage horaire : 7 heures

     Quito


     Paris

météo

videos


Ecua-volley dans Quito
c est un des 2 sports nationaux avec
le foot. Il se joue a 3 joueurs, et la
balle est portee, pas smatchee.


Pour rentrer de Quiroga, 2 choix
sont possibles: soit on remonte a
pieds pendant 1/2 heure, soit on
remonte en pick-up...

Combat de condors...

Violeta à la lessive

Traversée de la vallée dans un
bac et bruitage de Ligia!

Quand l'Equateur affronte le
Brésil!

tortue au galop

Iguanes


l'Inty Raymi à Cotacachi


Comment descendre un volcan
sans abîmer son genou!



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