Lundi 3 août 2009
1
03
/08
/Août
/2009
02:01
Apres avoir passé la frontiere, nous voila de retour en Equateur pour trois semaines. Nous passons la 1ere nuit a Ibarra chez "Patito" qui tient une
délicieuse pizzeria, qui parle francais, et que j'avais rencontré avec Pauline et Clémence il y a deux mois.
Volcan Fuya Fuya (4300m) et lagunes de Mojanda
Depuis Otavallo, nous partons en stop vers les lagunes de Mojanda. C'est a mi-chemin sur la route pavée que nous rencontrons Airelle, une amie d'Eve Marie, et Aline. Le conducteur, qui habite une
des maisons les plus proches des lagunes, soit a 8 km plus bas, nous laisse sa propriété pour y planter nos tentes.
La nuit permet de s'acclimater un peu a l'altitude pour etre d'attaque le lendemain.
Depuis la lagune principale a 3800m, nous escaladons en 2 heures les 500m de dénivellé jusqu'au sommet du Fuya Fuya (4300m).
Au sommet du Fuya-Fuya
Laguna Chiquita asséchée. Le blanc représente la végétation en décomposition.
Au pays des lilliputiens...
L'ascension du volcan Cotacachi (4900m)
C'est certainement la meilleure journée de l'été ! Nous partons de Chilcapamba avec Segundo qui sera notre guide pendant 2 jours, et Claire, la soeur d'Aline, qui a enseigné pendant 2 ans dans une
école aux alentours de Quito.
Nous partons a 7h30 de 2900m d'altitude pour 9 heures de marche !
Les paysages sont somptueux, les couleurs magnifiques, nous avons énormément de chance avec la météo qui a choisi de découvrir le sommet du Cotacachi pendant toute la journée, et nous marchons sous
un ciel bleu, avec un léger vent frais pour nous revigorer.
Le soir les nuages arrivent avec le vent, et nous installons les tentes, apres avoir construit un petit mur de pierres pour nous protéger du vent. Meme les sardines sont fixées avec des pierres car
le sol est trop rocheux.
Autour du feu nous mangeons une bonne soupe qui ne réussit pas a nous réchauffer tellement le vent est fort et froid !
Le réveil le lendemain, apres une nuit difficile, est inoubliable : le sommet enneigé est completement découvert et illuminé par le soleil levant !
Nous apercevons également d'autres sommets par dessus les montagnes :
C'est reparti pour la derniere partie de l'ascension. On s'allege en laissant les sacs avec les tentes, puis ca grimpe de plus en plus raide.. Les paysages changent encore et deviennent encore plus
rocheux.
Le ciel se couvre quand on arrive a 4750m. De toute facon on ne peut pas aller plus haut a cette période de l'année, car le vent est trop dangereux et le sommet inaccesible. Nous sommes quand meme
arrivés dans les zones enneigées, les mains congelées mais avec le bonheur d'etre arrivés au bout, apres avoir grimpé au total 1850m de dénivelé !
La descente est beaucoup plus rapide. On défait les tentes, on boit un café bien chaud préparé par Secundo, et on emprunte un autre chemin pour repartir a Chilcapamba ou un bon déjeuner nous attend
!
Nous préparons nos sacs pour les trois dernieres semaines et nous rencontrons quelques touristes venus de France, de Quebec ou de Barcelone. Ils sont beaucoup plus nombreux en cette période, car
juillet et aout correspondent aux vacances scolaires de l'hémisphere nord.
Le soir Ernesto et Ligia nous présentent quelques danses typiques du nord de l'Équateur.
photo de départ avec la famile Morales
La lagune de Quilotoa
Il nous faut maintenant une journée de bus pour arrivera Latacunga puis au village de Zumbahua ou nous passons la nuit. Nous rencontrons 3 israeliens qui nous apprennent a jouer au "Yaniv", un jeu
de cartes dont on est déjà fans!
Nous nous levons tôt le samedi matin pour profiter du petit marché artisanal avant de partir en quad vers la lagune de Quilotoa.
De là, nous marchons 6 heures pour rejoindre le village de Chugchilan, portés par un vent très andin (très fort!). Après avoir longé la lagune, nous traversons le village de Guayama avant de
franchir un canyon gigantesque, d'environ 500 m de profondeur!
Une fois à Chugchilan nous cherchons un endroit pour planter la tente mais finallement on nous offre une salle du presbytère pour dormir!
Le soir, dans un des seuls restos du village, c'est fourire sur fourire! On a l'impression de connaître tout le monde car on y rencontre Stéphane et Laurence, qu'on avait vus la veille à
Chilcapamba, à 9h de route de ce petit village! Dix minutes plus tard, ce sont les quebeccois qu'on avait rencontrés l'avant-veille qui entre dans le resto! Après un bon repas, un bon dessert au
chocolat (c'est très rare pour être signalé!) et après un danse avec des petites filles quichua en habits traditionneles, nous allons nous coucher pour prendre le bus tôt le lendemain à 6h.
6h10 : le reveil sonne en retard! Mince, il n'y a qu'un bus par jour et on ne veut pas rester dans ce petit village! On s'habille en vitesse et, par chance, le bus de 6h passe à 7h30!
On revient dans le village de Zumbahua, en ce dimanche matin, et on assiste à la célébration de plusieurs mariages. La fête est haute en couleurs sur la place centrale, les groupes de musique
s'enchainent, et on est invités dans une maison pour l'un de ces mariages, au milieu de toute la famille, des cousins qui sont parfois venus de Quito pour la journée.
Nous grimpons ensuite la petite montagne qui nous tentait d'en bas! Après une petite heure de marche on arrive en haut pour profiter d'une vue à 360º!
De retour sur la place pour manger, la musique est de plus en plus forte et les indigènes de plus en plus bourrés! C'est souvent comme ça les fêtes ici, et ils ne tiennent pas du tout l'alcool
si bien que même les mères qui portent un enfant dans le dos titubent!
On espère en tout cas qu'il n'y a pas eu de propagation de la grippe H1N1 avec cette fête, car il y a eu un mort dans le village la semaine précédente!
repas préparé à la friture sur le bord de la route : frites, oeuf frit, saussices et empanadas
Le chemin de l’Inca
Apres un peu de repos a Ambato, une bonne nuit dans un vrai lit, des
glaces exquises, puis quelques heures de transport, nous arrivons en
cammionette a Achupayas ... enfin presque, la route s’est effondrée donc
il faut terminer á pieds les 4 derniers kilometres de nuit.
Nous traversons un petit villaje qui parait irreel, imaginaire, de
nuit:
Le lendemain nous partons pour 3 jours de marche (finalement nous le
terminerons en 2 jours) accompagnés par notre guide Segundo, 2 suisses allemands et 4 ânes qui portent la plupart de nos sacs !
Nous suivons en fait le “Chemin de l’Inca”. Cette civilisation a été un
véritable batisseur de routes en Amerique du sud. Augré de son expansión, l’empire a bati plus de 45000 km de routes en pierres qui leur permettait d’aller du sud de la Colombie au nord de
l’Argentine. Avec ses 66000km, la voie principale est bien plus longue que la plus longue voie romaine.
C’est une partie de cette fameuse voie que nous avons empruntée.
Aujourd’hui les chemins ne sont plus en etat et ont quasiment disparu, mais ils passent au milieu de paysages magnifiques, dans une vallée completement isolée, et passent a 4400m
d’altitude.
Notre campement, au milieu des vaches et des montagnes
Les messagers incas, qui étaient d’excellents coureurs, pouvaient
parcourir jusqu’a 200km par jour dans ces montagnes ! On dit que l’Inca pouvait, dans les montagnes, manger du poisson frais peché le jour meme !
Tous les 5 km, le long du chemin, se dresse des petites constructions,
les tambos, sorte d’auberge royale ou les coureurs se reposaient et remettaient les messages au coureur suivant.
Vestiges d'un tambo
Attention le chapeau !
Nous arrivons a 15h30 le 2eme jour sur le site final d’Ingapirca. Ces
ruines, les plus importants vestiges incas d’Equateur, témoignent de la victoire de l’Epire inca sur le peuple cañarí entre 1460 et 1470 par Tupac Yupanqui, le grand-pere
d’Atahualpa.
A coté du temple cañarí dédié a la lune, les incas ont construit le
temple du soleil et implanté un grand centre administratif, politique, religieux et militaire. La plupart des ruines ont été découvertes dans les années 1960 peu de temps apres la découverte du
Machu Picchu au Pérou. Aujourd’hui il reste encoré des vestiges enfouis sous des terres agricoles et des maisons, ou il est interdit de fouiller !
Temple du soleil inca, construit de grosses pierres volcaniques
superposées sans ciment
Au coucher du soleil nous avons droit a un spectacle d’ombres chinoises aussi surprenant que magnifique, improvisé par les lamas :
suivis par Airelle et Eve-Marie!
Cuenca
Nous partons tot le matin vers Cuenca, l’ancienne place forte inca
(autrefois appelée Tomebamba) ou est né Hayna Capac, le plus grand empereur inca: Par la suite, cette ville a été rebattie selon l’art colonial espagnol, au point de devenir un site classé au
patrimoine mondial de l’Unesco.
Cette ville est aussi typique pour la fabrication de chapeaux panamá et
nous en visitons plusieurs ateliers de finition.
< Photo avec Alberto, 78 ans, qui répare des chapeaux depuis
qu’il a 6 ans ¡ Les plus fins coutent 200 $ et, en plus d’etre tres légers, ne laissent pas passer la pluie ¡
Les ateliers de Cuenca achetent les chapeaux non finis aux communautés
indigenes voisines avant de leur donner une forme et de les teindre.
Grace au site Couchsurfing, nous sommes accueillis chez Jaime, dans une
comnauté cañari a 40 minutes de Cuenca. Jaime, 20 ans, a le projet (déja bien avancé) de développer un tourisme culturel et d’aventure dans sa propre communauté ¡ On cuisine pour toute sa famille
puis les enfants et le pere jouent de la musique.
Puis il est temps de dire au revoir à Airelle et Aline qui vont passer
quelques jours en Amazonie.
Cuenca restera pour nous la ville des récompenses après toutes nos
randonnées en Equateur puisque, après toutes les glaces de la veille, nous y achetons du bon chocolat galak et un delicieux petit-déj avec pancakes!
Place maintenant à un peu d'escalade avec
l'ascenssion du Chimborazo, le volcan le plus haut du pays qui culmine à 6300 m d'altitude!